Pour faire une moto de piste, une possibilité est de partir d'une moto de route, et, pour commencer, enlever toutes les pièces inutiles, voire interdites, sur piste :
- le ou les rétroviseurs,
- la ou les béquilles,
- la bagagerie,
- l'avertisseur sonore,
- le compteur de vitesse,
- le circuit d'éclairage (phare, feux arrière, clignotants),
- le démarreur (la moto sera démarrée au kick si elle en est équipée ou sur un lanceur de stand),
- le circuit de charge (alternateur, redresseur, régulateur : la batterie, nécessaire au circuit d'allumage, sera rechargée au stand entre les manches).
(De l'installation électrique, ne seront conservés que le circuit d'allumage - batterie, bobine, plateau d'allumage, bougies -, le voyant témoin de pression d'huile, et le voyant témoin de point mort.)

Bien sûr, une fois ainsi modifiée, la moto n'est plus autorisée à rouler sur une voie de circulation ouverte au public.

Après avoir participé à quelques journées sur circuits, on procède immanquablement à diverses modifications : re-positionnement des commandes, durcissement des suspensions, réglages de la carburation... et on regrette de ne pas pouvoir tester immédiatement les résultats de ces modifications en allant rouler quelques kilomètres sur les routes des environs.

Il faut attendre la prochaine journée de roulage sur circuit, journée dont on risque d'ailleurs de consacrer une grande partie aux essais des modifications sans avoir le loisir de profiter de leurs bienfaits.

Une possibilité : rouler sur route, en toute illégalité.
Inutile de dire que ce n'est pas une bonne solution : amendes, confisquation de la moto, et pire encore, défaut d'assurance en cas d'accident.

Une autre possibilité : poser un ensemble de « dé-coursification » provisoire de la machine.

L'ensemble comprend deux parties reliées par un câble électrique

A l'avant : un phare + des clignos + un avertisseur + un compteur de vitesse et kilométrique + un rétroviseur + l'attestation d'assurance.




A l'arrière, c'est moins compliqué, et c'est encore plus vite monté et démonté.
Il reste quand même les feux (éclairage et frein), les clignotants, la plaque d'immatriculation, et la petite batterie qui rend l'ensemble (avant + arrière) complètement autonome.
Le faisceau électrique est réduit à un câble 6 fils (un câble de remorque) qui relie l'avant et l'arrière.

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Ainsi parée de ses attributs obligatoires, la moto peut prendre la route.


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Les enseignements de cette escapade routière : rouler avec une moto de piste sur un revêtement douteux, c'est certainement une des meilleures façons de secouer un orangina, parce que c'en est également une excellente de se torturer les vertèbres, mais, essayer une moto de piste sur route pour la roder tranquillement, en s’assurant que tout va bien, en s’arrêtant fréquemment pour vérifier que rien ne se dévisse ou que rien ne fuit, pour un pistard, c'est un exercice particulièrement agréable.

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